ASSOCIATION
pour la DÉFENSE du
PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot
(04240)
-
- Qu'est
ce que l'ADPC ?
- Les rues et les places
- Les édifices et les monuments
- A deux pas d'ici...
- Au XXIème siècle
- Les templiers à ANNOT
- Noël à ANNOT
- Cartes
postales NB
- ✩=
Ctrl + D
La
demeure Alexandre Verdollin (1836-1923)
Cette
demeure construite sur plusieurs époques dont la partie ancienne date
du 17ème siècle, appartint au Docteur
Jean-Baptiste Féraudy qui fut maire d’Annot pendant la révolution.
Son
fils, Casimir, médecin également, puis Maire à son tour, légua à la fin
de sa vie sa maison à la mairie, qui la revendit en 1880 aux enchères à
la chandelle, à Alexandre Verdollin qui n’a aucun lien de parenté avec
le Député Jacques Verdollin d’Annot.
La
vie d’Alexandre est non seulement passionnante, mais aussi aventureuse
et laisse admettre que l’on peut à la fois naître dans une famille
modeste et grâce à sa volonté et son travail, devenir un capitaine
d’industrie.
Il
nait fils d’agriculteur à Annot, en 1836 et bénéficie de la gratuité
des études pour les pauvres au Collège Saint Vincent de Paul. Après des
études de droit, il devint avoué, mais décide de parcourir le monde et
aboutit en Alsace pour y faire des affaires.
Lors
de la guerre de 1870, il rapatria en camion, pour l’armée, de nombreux
soldats, devant rejoindre leurs foyers après la défaite.
Cette
mission accomplie, il monta dans la région parisienne pour y rejoindre
une jeune fille qu’il avait connue en Alsace et l’épousa.
Grâce
à son invention, il fonda alors, une entreprise prolifique de
fabrication de filets de luxe en véritables cheveux, pour les chignons
des dames bourgeoises ! Quelques années suffirent pour le mettre à la
tête d’une fortune lui permettant de rentrer à Annot et de mener une
vie de rentier.
Ils
eurent huit enfants, quatre nés à Paris et quatre à Annot. Sa femme fut
malheureuse dans nos murs, car son accent alsacien incita les habitants
à la traiter d’allemande !
Alexandre
acheta donc cette magistrale demeure en 1880, qui fut réunie un siècle
plus tôt, en 1785 par un long couloir à la rue Notre-Dame (intra-muros).
À
son entrée, une célèbre porte comprend un cœur et une inscription en
grec classique, dont une étude récente par un diplômé en langues
anciennes, répond à notre demande et nous permet enfin d’en comprendre
la signification.

Alexandre
Verdolin
Casimir Féraudy
