ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)




La maison de François BARRA (extrait du livre   )
François, né à Cagnes-sur-mer, vint à Annot après la seconde guerre mondiale.

Peintre en lettres, il travaille pour les magasins de la cité. Il s’installe dès lors et exerce en tant que tapissier.

Il épousa une fille du pays et le couple eut des jumeaux : c’est là que commença le drame de sa vie ! Les deux enfants étaient déficients mentaux ! Le rendant responsable de cette carence, sa femme jeta "Choua" à la rue et demanda le divorce.

Il devint dès lors, pendant une année, un véritable vagabond.

Peu après, un brave homme d’Annot lui prêta une maison dans la Basse rue, qu’il restaura modestement.

Ce peintre en bâtiments, mi-artiste, mi-pauvre diable, peintre amateur et "luthier rustique", était un artiste autodidacte qui s'ignorait. 

Il se doublait d'un musicien inné, qui anima, avec violons et guitares de sa fabrication, de nombreuse soirées et fêtes durant les années 60-70. 

Il nous laissa en héritage, cette naïve décoration annotaine allégorique de la maison qu'il habita pendant 20 ans.

Il y est mort, solitaire, entre Noël et le Jour de l'An 1976, devant son poêle éteint, agrippé à son violon ...
Découvrez les tableaux de François BARRA

Description de la façade de sa maison: les châtaignes avec la poêle trouée, les truites, les écrevisses, les noix et la presse de l’huile de noix, le vin, la déesse de la peinture  Calliope et  la déesse de la musique Euterpe, la chasse au sanglier.

Il avait aussi d’autres talents, celui de la fabrication d’instruments de musique, dont quelques-uns sont présentés ici, surtout des guitares.

Il faut admettre que ces lourds instruments de bois et de plâtre ne sont pas forcément jouables par tous, en dehors de lui-même, qui en jouait remarquablement.

Vous en jugerez sur ce fonds sonore, miraculeusement conservé par un touriste qui l’enregistra dans les années 1970, lors d’une soirée au café du commerce, chez Loulou et Berthe, en compagnie de toute la jeunesse de l’époque.

Il était là dans son répertoire favori, celui du folklore irlandais et provençal, soit à la guitare, soit le plus souvent au violon.

     

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