ASSOCIATION
pour la DÉFENSE du
PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot
(04240)
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Le
Comte Boni de Castellane
Ce
représentant de la plus haute noblesse de France, descendant du Prince
de Talleyrand naquit à Paris en 1866.
Il
ambitionna, grâce à sa fortune prodigieuse qui lui venait du mariage
avec la fille du roi des chemins de fer des États Unis, à devenir
député de la France.
Les
velléités de revanche de certains notables de notre région, notamment
d’Annot, nostalgiques de l’ancien régime, amenèrent à proposer à Boni
de Castellane leur soutien et leur patronage à sa candidature dans
l’arrondissement de Castellane.
Cependant,
malgré l’homonymie, le Comte, n’avait aucun lien avec cette ville.
Pendant
une quinzaine d’années, entre 1890 et 1905, il s’ensuivit une série
d’événements, d’aventures des plus cocasses et truculentes dans le
canton d’Annot, centre stratégique et politique de l’arrondissement.
Grâce
à quelques millions de francs, en pièces d’or distribuées aux
électeurs, il fut élu par deux fois.
"Phénomène médiatique" bien avant les Grimaldi, Boni de Castellane aura
fasciné la noblesse, mais aussi les paysans, par son plaisir non feint
à se rendre au bal du Mardi gras à Majastres ou à Annot.

L’hôtel
Philip en 1901.
Cet
établissement, tenu par la famille Philip était, lui, le siège des
Conservateurs et de certains, encore animés par les réminiscences de
l’ancien régime.
Plusieurs
familles locales, tels les "Lefrou", les "Roccas", Maire à l’époque et
bien entendu, les propriétaires Philip, représentaient les
Conservateurs.
Pendant
les campagnes électorales de 1898 à 1905, lors des élections du Comte
Boni de Castellane candidat des conservateurs, qui avait table et gîte
ouverts à l’hôtel Philip, ce fut donc une réelle rivalité entre l’hôtel
Philip et l’hôtel Grac, son voisin d’en face.
Lors
de banquets héroïques, ils allèrent même jusqu’aux duels au fleuret sur
la place d’Annot pour régler certaines affaires d’honneur !
L’hôtel
Philip devint, dans les années 50, l’hôtel du Parc.
Ces
deux établissements concurrents fermèrent après cent ans de bons et
loyaux services, face à des problèmes de sécurité des nouvelles
législations.
Un
film vidéo, souvent projeté à Annot et les villages voisins, a été
réalisé sur cette période rocambolesque où se réglèrent les comptes,
les hommes s’écharpant et les femmes se crêpant le chignon, le tout
entre banquets, bagarres, beuveries et duels à l’épée !
