ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)




Ce linteau orné sur coussinets trilobés est exceptionnel.

Il nous renseigne sur les initiales du propriétaire du cabaret : PAG.

La date 1533 est gravée de part et d’autre de la croix sur trident qui symbolise la trinité.

Le pichet représente le commerce de boisson.

Cette maison fut construite devant la ligne de remparts du 12ème siècle possiblement lors de l’aménagement de la rue Notre-Dame.

Nous ignorons si ce fut la première "begudo" d’Annot, mais nous répertorions déjà cinq cabarets au début du 19ème siècle.

Une anecdote croustillante :
Napoléon Bonaparte, capitaine de 24 ans, accompagnait en fructidor de l’an I (1793), le député J-F Ricord et ils logèrent à Castellane.

C’était peu avant la prise de Toulon aux anglais, où Bonaparte vainqueur, fut nommé général de brigade.

Ricord le présenta à ses hôtes, en leur disant : "Regardez-bien ce jeune homme, il est promis, me semble-t-il à un grand avenir !"

En route vers Nice, après Vergons, Bonaparte manifesta sa stupéfaction, en voyant suspendu un chemin muletier : la clue de Rouaine !

En arrivant aux Escaffarels, le futur empereur contempla avec émotion ces forêts de châtaigniers qui lui rappelaient sa terre natale.

Le général Jean-François Carteaux faisait partie du convoi ; sur le chemin rempli de boue, il fut précipité de son cheval…

Il fut transporté sur un brancard à Annot, à L’hôtel-Dieu, où, grâce aux soins d'un chirurgien habile, le général put rejoindre son détachement et continuer sa marche sur Nice.

Le député Ricord et le Capitaine Bonaparte passèrent donc la journée sur place, sans doute au cabaret Notre Dame, à bien boire et bien manger, le temps que bras et jambes du général fussent remis en place.

Même dans l’anonymat, le chirurgien de l’hôtel-Dieu d’Annot, tint sa place dans la marche vers l’Empire … ;
Le général Jean-François Carteaux.

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