ASSOCIATION
pour la DÉFENSE du
PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot
(04240)
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La
résidence annotaine des évêques de Glandèves
Cette
maison située au début de la rue droite est datée de 1733 ; étant
ruinée, elle fut reconstruite à la demande de l’évêque de Glandèves
(ancien évêché d’Entrevaux) Dominique Laurent Balbe de Berton de
Crillon.
En
effet, les archives nous apprennent que ces prélats aimaient séjourner
à Annot.
Cette
demeure est à ce jour la seule du village qui possède une cheminée dans
le vestibule d’entrée : marque de grande aristocratie.
Ce
bâtiment renferme également une magnifique et vaste cage d’escalier et
en abrite un autre de service, destiné aux domestiques pour servir les
trois niveaux d’habitation.
Sur la façade ouest, avant l’existence du boulevard Saint Pierre, tout
n’était que campagne jusqu’à la Vaïre !
Pour
lui permettre de descendre à son jardin, Monseigneur fit construire
deux ponts de pierres de taille qui enjambent la rue du Four.

L’évêque
ne pouvait à l’évidence se mélanger à la populace et traverser la rue
pour humer les roses de son jardin !
La
raison de cet intérêt pour Annot est qu’il y avait des familles nobles
et des bourgeois qui justifiaient des artistes, chanteurs et musiciens.
La
plupart des grandes maisons possédait un piano-forte, un harmonium ou
un clavecin. Il régnait donc à Annot une vie mondaine et culturelle,
surtout lors des soirées organisées.
Grâce
au Collège Saint Vincent de Paul, qui abritait plus de cent cinquante
élèves, plusieurs professeurs comptaient parmi les ecclésiastiques les
plus éminents de la Provence.
Différents
évêques vécurent ainsi souvent dans notre cité dont le dernier fut
Monseigneur Henri Hachette Desportes, dont le diocèse fut supprimé en
1790 par la tourmente révolutionnaire.
