Une chanson qui résume les raisons premières de notre existence physique ; les premières rougeurs aux joues des filles, les premières lueurs aux yeux des garçons.
Nous retrouvons nos grands-mères quand
elles étaient adolescentes et sommes témoins de leurs premiers émois
sur les hauteurs de Vers-la-Ville, où d'un loup ou d'un jouvenceau, on
ne saurait dire lequel est le plus dangereux. (J-L D. 2006)
L'amour es pas un juec
Cour'èrou pichouteto, ma maire noun voulié De que me passegessou intre lei grand roucas, E subre Vers-la-Vilo, es que belèu cresié De que ié rescountressou quauque marrit loubas.
Refrin Noun me farès pas creire que la castagn'au fuèc Noun petara pas lèu lèu, l'amour es pas un juèc. Cour'èrou chatouneto, ma maire aviè resoun Que noun flouretegessou em'aquelei droulas, Que noun darnié la gleiso, levessou moun jupoun En mai embarrassado, m'en revènguess'au jas. Refrin Cour'èrou mai grandeto, mei viei renavoun tant Que noun me maridessou emai lou viei patroun, E pèr que bèn mangessou, toui lei jour à ma fam E noun passa ma vido pèr sempre au tisoun. Refrin Cour'èrou grand' fiheto papà dihié de noun ; De nuèch m'enfugiguerou e bèn desounourau, Ai espousa moun òme e fach tant meinau Que n'en pòu benesi Jan, lou pap' en Avignoun. Darnié Refrin ( repepia) |
L'amour n'est pas un jeu
Quand j'étais petite, ma mère ne voulait pas Que je me promène entre les grands rochers, Et sur Vers-la-Ville, c'est qu'elle croyait peut-être Que j'y rencontre quelque méchant grand loup. Refrain Non, ne me ferez croire que la châtaigne au feu N'éclatera pas vite vite, l'amour n'est pas un jeu. Quand j'étais jeune fille, ma mère avait raison Que je ne flirte pas avec ces coquins, Que non, derrière l'église, je ne lève mon jupon Et de plus engrossée, je m'en revienne au logis. Refrain
Quand j'étais plus grande, mes parents râlaient tant Que je ne me marie pas avec le vieux patron, Et pour que je mange bien tous les jours à ma faim Et non passer ma vie toujours au fourneau. Refrain
Quand j'étais grande fille papa disait non ; De nuit, je m'enfuis et bien déshonorée, J'ai épousé mon homme et fait tant de marmots Que n'en peut bénir Jean, le pape en Avignon. Dernier refrain (bissé ) |