ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)




Les stations du chemin de croix"Lou viage de la crous" (Le voyage de la Croix).
Il fut construit grâce à la générosité des paroissiens, en souscription publique ; il fallut pourtant quatre générations de donations pour le finir, sa construction se déroulant de 1850 à 1956.
Station 1 : Jésus condamné à être crucifié par Ponce Pilate, pour blasphème, car il prétend être fils de Dieu.

Station 2 : Jésus est chargé de sa croix .

Station 3 : Jésus tombe pour la 1ère fois sous le poids de cette croix.

Station 4 : Jésus rencontre sa mère ; la symbolique est à son maximum, car la mère habite la chapelle qui lui est dédiée ; elle descend donc chercher son fils pour l’accompagner au supplice ! Une jeune fille de la congrégation des Demoiselles, "anges de vertu", incarnait ce personnage de Notre-Dame de Vers-la-Ville, vêtue de blanc avec le foulard bleu….

Station 5 : Simon de Mycène, personnage biblique paysan, est choisi par les textes, pour aider Jésus à porter sa croix ; le message est très fort, et chaque paysan présent est empli de fierté.
Le passage à niveau franchi, la tradition nous conte que l’imposant rocher qui nous fait face, dit, "aux cent marches", portait jadis sur son sommet un petit abri fortifié, pour donner l’alarme, en cas d’attaque.
Dans ce cas, la corne retentissait dans toute la vallée, afin que tous puissent aller se réfugier dans la montagne, notamment dans le cirque rocheux de la Chambre du Roi.
Un manuel du 18ème siècle, dédié à Sœur Marie de tous les Saints, une pieuse Annotaine, entrée au couvent des Capucines à Marseille, notait que cette religieuse affirmait que la barre de rochers au-dessus de Vers-la-Ville, était depuis toujours considérée par les villageois comme "les montagnes sacrées sous la protection de la Sainte Mère" et que tous seraient sauvegardés, s’ils s’y réfugiaient.
La légende rejoint ici la réalité et sur ce rocher, subsiste encore un grand nombre de marches taillées et une muraille de grosses pierres, sur la cime.

Station 6 : Sainte Véronique essuyant le visage du Christ ensanglanté ; là aussi, intervenait la Congrégation des Demoiselles ; la jeune fille la plus méritante de l’année était désignée pour officier et en retirait la plus grande fierté. Le chemin serpente sur la gauche où un antique pont recouvre le ravin de la source "Notre-Dame" .

Station 7 : Jésus tombe pour la 2ème fois, sous le fardeau et les coups de fouet.

Station 8 : Jésus rencontre "les femmes de Jérusalem" qui pleurent…Des Annotaines figuraient ces personnages et jouaient les pleureuses…

Station 9 : Jésus tombe pour la troisième fois, sous son fardeau…

Station 10 : Jésus est dépouillé de ses vêtements…le Frère Pénitent demeurait en caleçon, cependant toujours masqué par la cagoule pourpre…

Station 11 : Jésus est cloué sur la croix… Le Frère Pénitent était attaché solidement à la croix, qui était ensuite portée par quatre Frères jusqu’à la Chapelle…

Station 12 : Jésus meurt sur la croix….Les hurlements accompagnaient cet instant…

Station 13 : Jésus est détaché de sa croix et remis à sa mère…Les Annotains se sentirent tant impliqués par cette représentation, qu’une peinture de la crucifixion de Jésus Christ et des deux larrons, fut jadis peinte sur le bâtiment voisin. Elle disparut lors de travaux en 1950.

Station 14 : Le corps de Jésus est remis au tombeau…

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