ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)




La villa Vauquelin.
René Vauquelin (1854-1941) : né à Elbeuf, il débuta sa carrière de peintre célèbre (école de Barbizon) à Paris, puis vers 1880, vint sur la Côte d’azur et demeura quelques années à Villefranche-sur-mer, où il fonda le Syndicat d’Initiative.

Séduit par le rayonnement d’Annot et les nombreuses célébrités qui y séjournaient, il fit construire, vers 1902, une somptueuse villa de type colonial au quartier de Vérimande et s’y installa avec sa compagne.

La villa comportait tout le confort moderne, notamment une salle bain luxueuse. Il mena grand train de vie culturelle, notamment avec Sir Léonard Rosy, un Lord anobli par la reine Victoria, qui fut le "mécène" d’Annot de 1890 à 1929, année de sa mort.

René Vauquelin avait demandé que le mitron du boulanger, nommé Albert Barral, tous les matins lui amène le pain et les croissants chauds. On ne pouvait rien refuser à M. Vauquelin !

Ce jeune adolescent fut donc le premier témoin matinal de l’artiste et il ne tarda pas à partager le café avec le maître et fut souvent convié aux réceptions.

Il devint vite la mascotte de la maisonnée ; il a pu nous donner des renseignements précieux sur l’aimable personne qu’était René Vauquelin qui fut maire-adjoint et dessina en 1919 le monument aux morts d’Annot, dressé sur la place la même année.

Inquiet de la disparition progressive des rochers de grès débités vingt ans plus tôt pour les ouvrages du chemin de fer, la construction des nombreuses maisons modernes et des monuments aux morts, en 1930.

Il fit voter par le conseil communal, une interdiction totale de l’exploitation des grès, du quartier des Escaffarels au quartier des Castagneirets. Il faut l’en remercier car vu le nombre important de carriers, il est probable qu’il ne resterait guère de blocs de grès à ce jour.

Un de ses petits plaisirs était l’hiver, de boire le café devant la cheminée. En décembre 1941, par un matin glacé, après les délicieux croissants chauds d’Albert, ce fut son dernier café ! S’approcha-t-il trop près du feu ? Sa robe de chambre s’enflamma. On appela d’urgence le médecin, mais René Vauquelin ne vit pas la fin du jour !

   

Maison Vauquelin vue de l'avant de nos jours et de l’arrière (au premier plan en 1910)

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