ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)



Pas moins de onze cafés à l’époque.

Ici, l’actuel Café du commerce qui s’appelait, au début du 20ème siècle : "La cave du Pauvre Victor", où l’on pouvait boire du vin à la pinte (0,93 litre) ou encore "une fillette" (demie-pinte).

Victor Masse, le patron, était un "sans-souci", qui achetait en vrac du bon vin de la Drôme, qu’il mettait en bouteilles, après bien l’avoir tasté.

Il en fut bientôt victime et baptisa son cru : "Le sans-souci devenu malade, pleure".

Nous sommes là en plein lyrisme d’artistes peintres maudits, que même Van Gogh n’aurait pas renié !

La consommation du café en remplacement de la chicorée devint alors courante à la fin du 19ème siècle.

Néanmoins, le café se vendait vert et chaque famille le torréfiait à son goût.

Certains annotains fortunés, fidèles à leurs habitudes, le faisaient venir des colonies, tel M. Verdollin, qui habitait Toulon l’hiver et Annot, l’été.

Son café arrivait par la poste, qui à cette époque, était gérée par la diligence de Nice.

À partir de là, les épiciers faisaient griller le café sur le trottoir et l’odeur attirait la foule des clients !
                                               

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