L’eau
dévastatrice, les crues de la Vaïre et de la Beïte.
Les
archives nous apprennent que la Vaïre et la Beïte ont, en 1527 et 1529,
dévasté nos vallées.
Thèse
présentée par Luc DESCROIX, "L'EROSION ACTUELLE DANS LA PARTIE
OCCIDENTALE DES ALPES DU SUD". Les années 1527 et 1529 devinrent
emblématiques des deux crues millénaires de la vallée de la
Vaïre,
pour les archives.
Sur
Annot, en 1529, les eaux conjointes des deux torrents se retrouvèrent
sur les prés formant la place actuelle et dévastèrent les maisons.
Elles
emportèrent aussi les meilleurs fonds du terroir et recouvrirent les
près de nombreux blocs de pierre !
À
cette occasion, les habitants adressèrent au Roi François 1er,
une supplique.
Le
Roi ordonna une visite en 1554, alors que, 25 ans plus tard, le pays
n’était pas encore relevé de ses ruines !
Les
consuls dénoncèrent la cause de l’inondation de la Vaïre : les cultures
abusives dans la montagne de Colle basse sont la cause de la ruine de
la plaine.
On
a coupé les arbres qui la protégeaient pour y mettre du blé et de la
vigne et l’on a fait paître les troupeaux. Les terres ne furent plus
retenues !
Dans
les années 1930, un chenal creusé fut bâti sur le cours de la Beïte
entre le pont de bois de la place J. Verdollin et l’arrière de l’hôtel
Philip.
Surélevé,
il permit de canaliser les crues. En novembre 1994, des pluies
diluviennes dans le massif du grand Coyer entrainèrent une montée
spectaculaire des eaux.
Plusieurs
maisons et terrains furent dévastés. La tempête gagnant les autres
vallées, les rivières voisines emportèrent de nombreux tronçons de
routes ainsi qu’une partie du ballast du chemin de fer de Provence.
La
période politique du moment (élections présidentielles) permit une
reconstruction rapide en deux ans.
La
Beïte en crue le 22 février 1894 avant le chenal bâti dans les années
1930. Photo prise de l’ancien pont
