ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)





Culture du lin et du chanvre dans la région

Nos premiers ancêtres ligures, qui habitaient les grottes de Saint Benoît, cultivaient déjà ces plantes à fibres.

Le lin était utilisé à des fins vestimentaires.

Le chanvre l’était surtout pour la fabrication des cordes, comme à Annot.

Le chanvre donnait des graines, desquelles était tirée une huile alimentaire fameuse.

La paille offrait un riche fourrage utilisé pour l’alimentation des bêtes laitières.

Ces cultures semblent générales dans nos vallées jusqu’au début du 20ème siècle, où l’on trouve des tisserands dans chaque village.

On devait faire rouir (macérer) les tiges de chanvre dans des bacs remplis par l’eau de la Beïte à Annot, au dessus du Collège saint Vincent de Paul, dans le quartier de "La chènevière", tiré du nom "Chènevis", autre nom du chanvre.

C’est là que les cordes étaient tressées en brassées de 15 et 25m.
   

C’est cependant à Saint Benoît que se trouvait le plus grand centre de culture du lin et du chanvre, jusqu’au début du 20ème siècle.

De nombreuses couturières en tiraient des draps, torchons, mouchoirs et chemises vendues pour les foires à Annot.

Cet artisanat séculaire, donna naissance à une mythologie : la fameuse "Légende des Fées de Saint-Benoît ".

Saint Benoît était également auréolé par son ancien monastère bénédictin, qui perdura du 9ème au 12ème siècle.

Nous n’en savons pas grand-chose, si ce n’est que certaines de ses ruines furent mises à jours contre l’église, au 18ème siècle.

Le rapport de fouilles semble aujourd’hui malheureusement introuvable.

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