ASSOCIATION
pour la DÉFENSE du
PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot
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Culture
du lin et du chanvre dans la région
Nos
premiers ancêtres ligures, qui habitaient les grottes de Saint Benoît,
cultivaient déjà ces plantes à fibres.
Le
lin était utilisé à des fins vestimentaires.
Le
chanvre l’était surtout pour la fabrication des cordes, comme à Annot.
Le
chanvre donnait des graines, desquelles était tirée une huile
alimentaire fameuse.
La
paille offrait un riche fourrage utilisé pour l’alimentation des bêtes
laitières.
Ces
cultures semblent générales dans nos vallées jusqu’au début du 20ème
siècle, où l’on trouve des tisserands dans chaque village.
On
devait faire rouir (macérer) les tiges de chanvre dans des bacs remplis
par l’eau de la Beïte à Annot, au dessus du Collège saint Vincent de
Paul, dans le quartier de "La chènevière", tiré du nom "Chènevis",
autre nom du chanvre.
C’est
là que les cordes étaient tressées en brassées de 15 et 25m.
C’est
cependant à Saint Benoît que se trouvait le plus grand centre de
culture du lin et du chanvre, jusqu’au début du 20ème siècle.
De
nombreuses couturières en tiraient des draps, torchons, mouchoirs et
chemises vendues pour les foires à Annot.
Cet
artisanat séculaire, donna naissance à une mythologie : la fameuse
"Légende des Fées de Saint-Benoît ".
Saint
Benoît était également auréolé par son ancien monastère bénédictin, qui
perdura du 9ème au 12ème
siècle.
Nous
n’en savons pas grand-chose, si ce n’est que certaines de ses ruines
furent mises à jours contre l’église, au 18ème
siècle.
Le
rapport de fouilles semble aujourd’hui malheureusement introuvable.
