ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)




Les raisons du changement du Saint dédicataire de l’église d’Anot L’église originelle était sous le vocable de Saint Pons qui évangélisa la Provence, mais dès 1652, les annotains souhaitèrent que le Saint Patron de la communauté soit Saint Jean-Baptiste et il en fut ainsi pendant 25 ans.

Mais il se trouve que ce saint était également apprécié par nos voisins d’Entrevaux et de Colmars qui en avaient fait aussi leur Saint Patron, depuis fort longtemps. Ah ! Les velléités, rancunes et autres jalousies que cela entraîna, surtout dans la jeunesse de ces trois communautés.

On aimait tellement Saint Jean que l’on ne pouvait imaginer l’idée même de le partager et lors des festivités du 24 juin, des délégations musclées se déplaçaient d’un village à l’autre et finissaient en pugilats.

Dès le 25 juin, des plaintes partaient auprès des divers juges de paix pour dénoncer la jeunesse de ces trois communautés et leurs méfaits respectifs.

En 1675, suite à ces regrettables événements, le Conseil de la communauté d’Anot sollicita du souverain pontife, des reliques d’un autre saint, qui seraient destinées à être honorées par de grandes fêtes religieuses.

Après l’accord de l’évêque de Glandèves, ravi d’apaiser une querelle de clochers, Anot reçut bientôt en grande pompe, venant de Rome par calèche accompagnée de quatre hommes en armes, les reliques de quatre saints, Saint Innocent, premier Pape de ce nom, Saint Sécure, Saint Prosper et Saint Fortunat.

À la stupéfaction de la communauté, qui recevait quatre reliques, dont celles d’un ancien Pape, en 1675, pour le lundi de la Pentecôte, eut lieu la première procession "des corps saints".

Rapidement, sans doute charmés par son nom, les "anotains" adoptèrent Saint Fortunat.

Saint Fortunat ! Il y a plusieurs saints de ce nom.
Le nôtre parait être un diacre envoyé par l’évêque de Lyon pour évangéliser Valence et la haute-Provence. Il périt décapité en 212.

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