Les
fontaines, les lavoirs, la petite lessive.
Les
lavoirs et les fontaines étaient des lieux sociaux de rencontres et de
contacts pour tous, lors du lavage du petit linge ou en allant chercher
le broc d’eau au moment des repas (souvent une excuse pour aller
blaguer…).
Par
ailleurs, ils étaient quasiment les seuls endroits que les jeunes
filles pouvaient souvent fréquenter, en dehors de la messe où l’on ne
pouvait échanger !
Annot
comptait trois grands lavoirs : le lavoir Saint Martin (rue du
Peyrard), le lavoir place des Moulins et celui du Bàrri (rue du Four).
Deux
petits lavoirs se trouvaient place actuelle J. Verdollin et rue du
Mazel.
Un
dernier lavoir se situait sous le pont de la Vaïre, réservé aux
lavandières professionnelles.
En
dehors du savon de Marseille, lors de la petite lessive, la saponaire
était utilisée pour les textiles délicats, comme la soie et en 1960
elle était encore employée, surtout pour les lainages.
À
propos des fontaines, dès 1182, au niveau du premier portail d’Annot,
dit de la roubine, une source fut captée et branchée.
Elle
fut le premier point d’eau de la ville.
Ce
portail fut détruit vers 1380, lors de l’édification des seconds
remparts. La tradition orale nous informe que cette eau fut canalisée
pour desservir la future fontaine en grès de la placette, sise au
milieu de la grand-rue.
Cette
fontaine est la plus ancienne du village et semble dater du XVI ou XVIIème
siècle.
Quant
à la fontaine Saint Martin, elle fut bâtie à l’époque révolutionnaire.
L’eau,
qui provient du quartier des "Lunières", fut canalisée par des tuyaux
de terre cuite fabriqués à la tuilerie de la Beïte, à Annot.
Dessin C.
Damon : portail de la Roubine, rue Saint Jean
