ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)





Les fontaines, les lavoirs, la petite lessive.
Les lavoirs et les fontaines étaient des lieux sociaux de rencontres et de contacts pour tous, lors du lavage du petit linge ou en allant chercher le broc d’eau au moment des repas (souvent une excuse pour aller blaguer…).

Par ailleurs, ils étaient quasiment les seuls endroits que les jeunes filles pouvaient souvent fréquenter, en dehors de la messe où l’on ne pouvait échanger !
Annot comptait trois grands lavoirs : le lavoir Saint Martin (rue du Peyrard), le lavoir place des Moulins et celui du Bàrri (rue du Four).

Deux petits lavoirs se trouvaient place actuelle J. Verdollin et rue du Mazel.

Un dernier lavoir se situait sous le pont de la Vaïre, réservé aux lavandières professionnelles.

En dehors du savon de Marseille, lors de la petite lessive, la saponaire était utilisée pour les textiles délicats, comme la soie et en 1960 elle était encore employée, surtout pour les lainages.

À propos des fontaines, dès 1182, au niveau du premier portail d’Annot, dit de la roubine, une source fut captée et branchée.

Elle fut le premier point d’eau de la ville.

Ce portail fut détruit vers 1380, lors de l’édification des seconds remparts. La tradition orale nous informe que cette eau fut canalisée pour desservir la future fontaine en grès de la placette, sise au milieu de la grand-rue.

Cette fontaine est la plus ancienne du village et semble dater du XVI ou XVIIème siècle.

Quant à la fontaine Saint Martin, elle fut bâtie à l’époque révolutionnaire.

L’eau, qui provient du quartier des "Lunières", fut canalisée par des tuyaux de terre cuite fabriqués à la tuilerie de la Beïte, à Annot.

Dessin C. Damon : portail de la Roubine, rue Saint Jean

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