ASSOCIATION
pour la DÉFENSE du
PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot
(04240)
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L'insoutenable
attente du pays d'Annot
Les
sondages des abris sous roches
Les
abris-sous-roches des Grès d’Annot
Plusieurs
historiens nous laissent à penser que ces rochers, forgés par
l’érosion, furent utilisés comme abris, dès le troisième siècle avant
J.C, lors de la venue des Celtes en Provence.
Questionnement
Une
relative inconnue demeure en ce qui concerne la datation exacte du
début de l’intervention de l’homme dans l’architecture de tous ces
abris.
En effet, aucune fouille scientifique n’a été menée jusqu’à ce
jour, malgré la pression incessante de Jean-Louis Damon auprès des
autorités départementales.
La
théorie de cet historien local depuis cinquante ans est : si les
grottes de Méailles et surtout celles de Saint Benoit avec la
dangerosité que nous leur connaissons, étaient déjà habitées depuis la
période néolithique (5000 ans, 10000 ans) et possiblement avant, il n’y
a aucune raison que les grottes et abris-sous-roches d’Annot, de Braux
et du Fugeret ne le fussent pas à ces mêmes périodes, alors qu’aucun
danger n’aurait empêché leur utilisation en habitation !
Tant
que des fouilles ne prouveront pas le contraire, Les premiers occupants
des abris-sous-roches furent les celtes lors de leur invasion en
Provence, cinq à six siècles avant J-C.
De l’union des envahisseurs (les celtes qui arrivèrent avec tous leurs
outils en fer) avec les autochtones naîtra le groupe Celto-Ligures des
Saliens.
De
nombreuses légendes séculaires étayent la thèse des historiens et nous
laissent augurer une grande ancienneté de tous ces trésors.
Vu
le grand nombre d’abris, qui avoisine les cent cinquante, rien que sur
le territoire d’Annot, nous pouvons penser que la tribu qui y trouva
refuge comptait environ un millier de personnes, chiffre important pour
l’époque.
L’aménagement
des abris
Tous
ces abris furent aménagés à l’aide de sable et de blocs de grès.
Ils sont, à ce titre, des habitations semi-troglodytiques.
Ils
comportent, dans leur immense majorité, une roche plate en guise de
toiture naturelle.
Cet
habitat, même rustique, permettait de récupérer la nuit la chaleur du
soleil accumulée par cette roche tendre.
Des
ouvertures supérieures permettaient l’évacuation des fumées des foyers.
L’un
des plus anciens : une grotte séparée en deux parties, l’une animale,
fermée par une palissade de bois protectrice contre les prédateurs et
l’autre humaine.
L’entrée commune se trouvait du côté humain.
L’architecture
primitive
Ces
abris-sous-roches sont tous équipés de gouttières, voire de simples
sillons, qui permettaient aux eaux pluviales de dégorger sur les côtés
et de ne point s’écouler à l’intérieur de l’abri.
Ces
gouttières sont le principal critère de l’authenticité de ces abris et
peuvent, selon leur style, nous renseigner sur l’âge de la facture du
bâtiment.
Certains abris furent encore aménagés aux 16ème et 17ème siècles et
servaient plutôt de bergeries.
Ils
permettaient aussi de stocker, enterrées dans du sable frais, les
châtaignes, qui constituaient depuis des siècles l’essentiel de
l’alimentation locale.
Dans
ce sable étaient également conservés une partie de l’hiver, certains
légumes racines, comme carottes, raves, topinambours, cèleris et
poireaux.
La
nouveauté du siècle !
Une
récente association "Traces édition", que l’ADPC a
accueillie avec ferveur, a, depuis sa création, soutenu des sondages
concernant nos abris-sous-roches et lorsque la DRAC a accepté l’une
d’elles sur les hauts-quartiers de l’est d’Annot, l’enthousiasme fut
général dans nos rangs !
Les
travaux eurent lieu la première semaine d’août 2024 et les trouvailles
de tous ordres.
Tant que le rapport de l’archéologue ne nous sera pas transmis, nous
nous garderons bien d’en parler pour des raisons de discrétion envers
les professionnels des sondages.
Sachez cependant que tous les espoirs sont permis et que ces fouilles
dureront encore trois années.
Un
impératif pour les visiteurs : le respect de tous ces lieux somptueux,
insolites et magiques.
Trop
longtemps, ces ouvrages de la nature et de l’homme sont restés dans
l’anonymat.
Qu’ils
appartiennent désormais à tous, mais dans le respect du bien commun et
bienvenu au "Pays des Grès".
