ASSOCIATION
pour la DÉFENSE du
PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot
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L’ermitage
de Vers-la-Ville
Vu
sa proximité avec la chapelle, ce bâtiment doit dater du haut moyen-âge
et devait être la première maison curiale. Il abrite un antique
abri-sous-roche.
Des
vestiges des fondations attestent que cet édifice fut plus important
qu’à ce jour.
À dater du 12ème siècle, lors de la
construction de l’église Saint Pons dans la vallée, l’ermitage abrita
les moines de l’Abbaye Saint Victor de Marseille, qui avaient hérité du
vaste domaine de Sigumanna en 1042.
Un
siècle plus tard, les Templiers, les nouveaux maîtres, occupèrent les
lieux. L’ordre fut dissous, le 22 mars 1312. Les moines de l’Abbaye
Saint Pons de Nice héritèrent alors de ces biens.
À
la fin du 17ème siècle, ils vendirent à la
communauté d’Annot les droits ancestraux d’impositions, qu’ils avaient
sur les quartiers de Vers-la-Ville et Vérimande.
C’est
le 10 mars 1690 que le Prieur Don Célébrino, agissant en son nom et
celui de tous les moines de l’abbaye, afferme à perpétuité à la
communauté d’Annot, tous ses droits précités, moyennant une pension
annuelle de 24 livres.
Acte
reçu par J-M Bonnet, notaire. Ont signé : Don Célébrino, Père Joseph
Peyre, Père Jacques Millo et Antoine Roccas, greffier.
Dans
le 18ème siècle, le diocèse de Glandèves créa la
charge de chapelain, qui, malgré un faible bénéfice, fut surtout un
titre honorifique convoité à l’époque.
Son
dernier chapelain fut Monseigneur Augustin Louis de Montblanc, né à
Sausses en 1757. Il fut en fin de carrière Archevêque
de Tours.
Une
anecdote succulente nous montre à quel point, cet ecclésiastique était
fier de son titre : lorsqu’il pénétrait dans le salon du roi
Louis-Philippe, le héraut annonçait solennellement : "Monseigneur de
Montblanc, chapelain de Notre-Dame-de-Vers-la-Ville"! Nul ne pouvait
imaginer où se trouvait cette chapelle !
Occupé
ensuite par un moine solitaire, ce bâtiment fut baptisé "Ermitage" et
orné d’une peinture représentant le christ en croix et les deux
larrons, de mêmes crucifiés ; le décroutage de la façade vers 1950
effaça ce beau témoignage que nous retrouvons sur une ancienne
photographie.
Cet
"ermitage" fut cédé à un particulier courant 19ème siècle.

Ermitage
actuel
&
Ermitage et sa peinture, à gauche de la
chapelle,
vers 1900
