ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)





L'hygiène, la toilette.

l existe un certain nivellement social jusqu’à la fin du 19ème siècle.

Les hommes jeunes se lavaient plutôt dans la Vaïre (en été), en se frottant de savèu, (sable fin de grès), excellente façon, peut-être un peu décapante, de se débarrasser des puces et des poux.

Lors du bain (à la maison), qui n’était pas très habituel, même dans les familles aisées, la tradition, en l’absence de salle de bains, était de se laver devant la cheminée de la cuisine. Ce lieu fournissait à la fois, chaleur et possibilité d’eau chaude. Le bain se prenait dans un grand baquet de bois. À partir de la fin 19ème, un bassin de tôle zinguée s’utilisait.

Étant donné la présence de regards familiers, l’heureuse ou l’heureux élu se lavait, revêtu d’un linge de corps, à savoir une chemise de nuit.

Seuls les enfants, à la fin, étaient lavés, nus dans l’eau à peine réchauffée, des adultes. Il faut comprendre que dans ces conditions, la toilette prenait largement toute une matinée et se déroulait un jour chômé, un dimanche !

En fait, par roulement, il y avait toujours quelqu’un de propre dans la famille pour assister à la messe dominicale !

Le savon de Marseille qui existe depuis le 14ème siècle est aujourd’hui un mélange d’huile d’olive et de soude. Dans les siècles passés, il était commun de mettre du suif de mouton à la place de l’huile. Le mélange avec la soude neutralise par bonheur l’odeur du suif. Le savon de Marseille était donc très employé pour la toilette et les lessives.

Mais nos ancêtres avaient des combines pour mettre au point des substituts de savons. Ils mélangeaient du sable passé très finement à l’étamine, avec de l’huile d’amande douce ou de l’huile de faînes de hêtre. Cette pâte abrasive nettoyait, parait-il, parfaitement le corps, d’après ce que disaient les anciens.

Enfin, la saponaire était aussi très utilisée, essentiellement pour les cheveux et le corps ; nous en parlons par ailleurs.


L’hygiène dentaire

"La fameuse branchette de réglisse fraîche" La brosse à dent, (même si l’on en trouve déjà au 16ème siècle dans les familles riches), n’est utilisée dans nos contrées, par tous, qu’à partir du premier tiers du 20ème siècle.

Jadis, on utilisait une petite branche fraîche de bois de réglisse (il y en avait dans les jardins), dont on avait mâché le bout et qui servait, ainsi effilochée, à se curer les dents.

C’était donc une brosse qui avait bon goût ! À partir du début 20ème, on ajouta, avant de se triturer les dents, du bicarbonate de soude et l’hygiène dentaire s’en trouva très améliorée.

Cet usage perdura jusqu’aux années 1950, où le dentifrice fut enfin vulgarisé dans toutes les classes de la société.

Il faut cependant noter, que dans les classes aisées, l’utilisation de brosses à dents et de "savon dentifrice" en flacon, était assez courante à partir du milieu 19ème siècle.

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