ASSOCIATION
pour la DÉFENSE du
PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot
(04240)
-
- Qu'est
ce que l'ADPC ?
- Les rues et les places
- Les édifices et les monuments
- A deux pas d'ici...
- Au XXIème siècle
- Les templiers à ANNOT
- Noël à ANNOT
- Cartes
postales NB
- ✩=
Ctrl + D
Savez-vous comment les
bugadières nettoyaient le linge ? Et avec quoi ? Et comment ?
Le lavoir lorsqu'il n'était pas
en pierre mais au bord d'une rivière par exemple :
Cette petite caisse en bois,
ouverte à l'arrière, servait aux femmes à s'agenouiller au devant de la
planche à laver ou parfois directement au bord de l'eau.
Elle était garnie de paille ou
de chiffons apportant un peu plus de confort aux genoux.
La laveuse la laissait suspendue
sous le lavoir ou l'amenait à chaque fois avec elle, dans sa brouette.
Nommée par dérision "carrosse",
elle était aussi appelée "casse".
La brosse:
Cette brosse en chiendent, avec
ses poils très durs, était nécessaire pour frotter le linge sur la
planche à laver et éliminer toutes les taches.
Le chiendent est le nom commun
de plusieurs graminées aux rhizomes traçants, à croissance rapide dont
une espèce est cultivée pour son emploi en brosserie.
Le savon :
La lavandière l'emportait au
lavoir, avec sa brosse, à chaque lavage.
Le battoire :
En bois, il servait à la
laveuse, à battre le linge mis en boule sur la planche à laver pour en
faire sortir l'eau.
Le bleu d'azurage:
Ce bleu d'azurage était ajouté
(pour les plus riches) dans l'eau du dernier rinçage; il donnait un
aspect plus blanc (un peu bleuté) au linge de maison.
C'est un procédé chimique mis au
point au début du XIXème siècle par
Jean-Baptiste Guimet qui a permis d'obtenir ce produit qui, auparavant
provenait du bleu d'outremer obtenu à partir d'une pierre
semi-précieuse le lapis-lazuli.
Il était vendu chez le
droguiste, sous forme de petits sachets, par lot dans une boîte bleue
en carton ou en boule dans une mousseline.
La brouette :
Autrement
dit, la bèrouette, indispensable pour transporter le linge et les
ustensiles de la laveuse jusqu'au lavoir qui était, quelquefois, bien
éloigné du domicile.
Le trajet retour, pour remonter
la pente depuis certains lavoirs, était bien pénible.
