ASSOCIATION
pour la DÉFENSE du
PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot
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Historique
du pont de la Vaïre.
Depuis
des temps immémoriaux, le pont de la Vaïre était de bois.
Ce
genre de construction non pérenne permettait de se rendre dans les
terres agricoles, côté ouest de la rivière. Il n’y avait là, en dehors
de la Tour de Vélimande aucune habitation avant la fin du 19ème siècle
(Dans le cadastre de 1830, on trouve l’ancien
nom "Vélimande", transformé en "Vérimande". L’analyse est claire : "Vé,
lei mand" soit "Vois, les ordres". C'est-à-dire : "regarde l’endroit
d’où les ordres viennent, où les moines demeurent" ).
Cette
tour fut probablement bâtie et habitée par les templiers puis par
les moines de l’abbaye Saint Pons de Nice qui la quittèrent le 10 mars
1693, quand le prieur Dom CÉLÉBRINO, devant le notaire d’Annot
Jean-Michel BONNET, cède à la communauté les droits immémoriaux des
nombreuses terres et bâtiments du prieuré de Vélimande, nommé
"Lou
prioulat" ainsi que les taxes et les impôts s’ y afférant.
Ce
pont de
bois de la Vaïre fut emporté lors d’une crue en 1676.
Un
passage à gué fut aménagé jusqu’en 1681, date de construction du
nouveau pont de pierres de grès en six piles de maçonnerie, qui fut
recouvert de planches de châtaignier.
Pour
l’inauguration par le
Viguier M. De CHATEAUREDON, les moines l’empruntèrent et le bénirent
alors.
Ce
n’est qu’en 1711 que fut construit le tablier en maçonnerie
orné de douze refuges de grès en saillies, pour la protection des
passants contre les charrettes et les cavaliers.

Raccourcissement
du pont de la Vaïre en 1897 (En 1897, ce pont dit "des sept arches" fut
réduit à quatre.)
Le
conseil municipal d’Annot décida l’agrandissement de la place du
marché, grâce à l’achat d’un terrain jouxtant au nord le pont de la
Vaïre sur la rive gauche du torrent.
Il
s’agit de la surface de l’actuel boulodrome, occupée à l’époque par le
lit de la rivière, complantée de saules.
Un
projet est dressé par M. BARLATIER, architecte, le 14 mars 1897, signé
par le maire, M. DAUMAS, vu et approuvé par le préfet des basses alpes.
Il
est signé par le secrétaire général, M. LIVARÈS, le 23 mars 1897.
Ces
travaux nécessitent en conséquence la démolition de trois arches !
Avant
les travaux, le "terrain acquis" quasiment au niveau de la Vaïre,
servait les jours de foire, à parquer les bêtes proposées à la vente.
