ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)





Historique du pont de la Vaïre.

Depuis des temps immémoriaux, le pont de la Vaïre était de bois.

Ce genre de construction non pérenne permettait de se rendre dans les terres agricoles, côté ouest de la rivière. Il n’y avait là, en dehors de la Tour de Vélimande aucune habitation avant la fin du 19ème siècle (Dans le cadastre de 1830, on trouve l’ancien nom "Vélimande", transformé en "Vérimande". L’analyse est claire : "Vé, lei mand" soit "Vois, les ordres". C'est-à-dire : "regarde l’endroit d’où les ordres viennent, où les moines demeurent" ).

Cette tour fut probablement bâtie et habitée par les templiers puis par les moines de l’abbaye Saint Pons de Nice qui la quittèrent le 10 mars 1693, quand le prieur Dom CÉLÉBRINO, devant le notaire d’Annot Jean-Michel BONNET, cède à la communauté les droits immémoriaux des nombreuses terres et bâtiments du prieuré de Vélimande, nommé "Lou prioulat" ainsi que les taxes et les impôts s’ y afférant.

Ce pont de bois de la Vaïre fut emporté lors d’une crue en 1676.

Un passage à gué fut aménagé jusqu’en 1681, date de construction du nouveau pont de pierres de grès en six piles de maçonnerie, qui fut recouvert de planches de châtaignier.

Pour l’inauguration par le Viguier M. De CHATEAUREDON, les moines l’empruntèrent et le bénirent alors.

Ce n’est qu’en 1711 que fut construit le tablier en maçonnerie orné de douze refuges de grès en saillies, pour la protection des passants contre les charrettes et les cavaliers.


Raccourcissement du pont de la Vaïre en 1897 (En 1897, ce pont dit "des sept arches" fut réduit à quatre.)

Le conseil municipal d’Annot décida l’agrandissement de la place du marché, grâce à l’achat d’un terrain jouxtant au nord le pont de la Vaïre sur la rive gauche du torrent.

Il s’agit de la surface de l’actuel boulodrome, occupée à l’époque par le lit de la rivière, complantée de saules.

Un projet est dressé par M. BARLATIER, architecte, le 14 mars 1897, signé par le maire, M. DAUMAS, vu et approuvé par le préfet des basses alpes.

Il est signé par le secrétaire général, M. LIVARÈS, le 23 mars 1897.

Ces travaux nécessitent en conséquence la démolition de trois arches !

Avant les travaux, le "terrain acquis" quasiment au niveau de la Vaïre, servait les jours de foire, à parquer les bêtes proposées à la vente.
   

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