ASSOCIATION pour la DÉFENSE du PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot (04240)




La magnanerie d'Annot.

Dans une exploitation agricole, la magnanerie est le bâtiment destiné à la sériciculture, c’est à dire l'élevage du ver à soie.

Elevé depuis plus de 4000 ans, et à Annot depuis la tradition du roi René, comte de Provence , le ver à soie (Bombyx mori) est en fait la chenille du bombyx du mûrier blanc (Morus Alba).

Le ver à soie ne vit que sur le mûrier blanc et consomme en priorité les feuilles du printemps, d'où la nécessité d'un climat méditerranéen.

Pour sa croissance, le vers à soie a besoin d'humidité et d'une température ambiante de 20 à 25 °C.

Quelques femmes ont pu témoigner de ce travail harassant, où les vers étaient nourris jour et nuit par des feuilles de mûrier blanc, sèches et tempérées ; les feuilles devaient donc être ramassées jour et nuit, à la lanterne.

Récolter la soie consiste à dévider le cocon afin d'en tirer le fil de soie. Les cocons, plongés dans un bain d'eau bouillante, se ramollissent, puis, sont agités avec un petit balai afin de dégager les fils et ensuite ils sont attachés au métier à filer puis enroulés sur l'écheveau.

La quasi-totalité du personnel était des jeunes filles entre douze et seize ans. La magnanerie d’Annot ferma en 1920. Les journées étaient de 12 heures, en deux équipes.

Un cycle d’élevage dure 32 jours ; à la fin de celui-ci, où une hygiène parfaite est indispensable, le cocon se forme. Il est vidé de sa chrysalide et plongé dans l’eau bouillante, où il est alors dévidé.

Chaque cocon peut fournir entre 1km et deux km de fil.

Ce fil est alors triplé, filé, teint, embobiné et au final tissé. Les cocons, plongés dans un bain d'eau bouillante, se ramollissent, puis, sont agités avec un petit balai afin de dégager les fils et ensuite ils sont attachés au métier à filer puis enroulés sur l'écheveau.
         

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