ASSOCIATION
pour la DÉFENSE du
PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot
(04240)
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Table
ronde à Annot.
Les
pâtes :
Nous avons vu que les farines mélangées sont courantes surtout farine
blanche et farine de sarrasin.
Nombreuses
possibilités de découpes, surtout nouilles larges et les carrés comme
un timbre poste, écrasés du pouce pour leur donner une forme un peu
creuse (on dit les "croui").
Après,
nous avons les raïoles farcies, soit de courge, soit de blettes ou
épinards ou encore de pommes de terre, soit encore mélangées, selon les
villages ; on peut voir ça en détail, si vous le voulez.
La
taille des raïoles est variable ; pour ceux fabriqués, elle est
standard, mais pour ceux maison elle peut être beaucoup plus grande ; à
Braux, cinq raïoles remplissaient l’assiette.
Evidemment, les grosses sont plus fragiles et tiennent moins bien à la
cuisson, mais elles sont plus rapides à faire à la main.
Pour
ceux qui travaillent à la forme, on s’en tient à la petite taille.
Nous ne pouvons passer sous silence les gnocchis de pomme de terre, qui
appartiennent à la culture culinaire de haute Provence.
Nous trouvons aussi plus rarement les gnocchis de courge, qui sont
excellents et qui mériteraient un bel accessit.
La recette est le même que les autres, sauf la courge.
La
rapidité de cuisson des gnocchis peut être intéressante sur le plan
pratique
Pour
les sauces, cela peut être la souveraine à la noix.
Une
petite astuce, car la sauce délayée ne se garde pas longtemps, est de
râper finement les noix pour une journée ou plus, (les noix râpées se
gardent bien dans une boite au frigo) ; on en prend au fur et à mesure
du besoin et on la mouille du bouillon bouillant des pâtes avant de
napper pour servir et de saupoudrer de fromage fin de tome de vache
bien sèche. (On peut aussi utiliser du parmesan).
Une
antique façon était de colorer la noix avec un soupçon de safran, car
le safran se cultivait encore dans nos régions jusqu’au début du 20ème
siècle.
La
couleur orangée est avantageuse par rapport à la couleur de la noix (le
safran à dose minime est délayé dans le bouillon et n’a qu’une fonction
de coloration).
Une
autre sauce dès le Verdon atteint, au-dessus de Thorame, était de piler
de la menthe douce avec un soupçon d’ail et de l’huile de noix et l’on
avait là un substitut de "Pistou".
C’est
aussi très bon, mais plus surprenant.
Enfin, des cèpes frais ou secs étaient lentement dorés au saindoux
avant d’y mélanger une sauce blanche à la farine grise.
Cette recette est bien sûr issue de la Vaïre et du Coulomb, seules
vallées pour la cueillette des cèpes.
Pour
finir toute viande cuite en civet permettait aussi d’accompagner des
pâtes ou des raïoles.
Cependant,
la sauce de noix demeure la quintessence pour accompagner toutes les
pâtes, en rapport des autres et révèle notre particularisme local.
Les pâtes en sauce de noix (raïoles, gnocchis) peuvent avoir l’avantage
aussi, servies à la carte et d’intéresser ceux que la viande rebute.
J-L
D
