ASSOCIATION
pour la DÉFENSE du
PATRIMOINE COMMUNAL du pays d'Annot
(04240)
-
- Qu'est
ce que l'ADPC ?
- Les rues et les places
- Les édifices et les monuments
- A deux pas d'ici...
- Au XXIème siècle
- Les templiers à ANNOT
- Noël à ANNOT
- Cartes
postales NB
- ✩=
Ctrl + D
Table
ronde à Annot.
Les
viandes :
Localement, quelques viandes seulement entraient dans les traditions.
L’agneau d’un an, le chevreau et le menon (un gros chevreau mâle castré
et engraissé au pâturage pendant un an ou deux), le porc et toute la
basse-cour.
Ces
animaux étaient ceux dont nos ancêtres disposaient, sans en faire
l’achat au gabelier de viande.
Il
faut aussi savoir que l’on mangeait de la viande une fois ou deux
par semaine, sauf pour les fêtes.
A partir du milieu de 19ème, nos habitudes
alimentaires s’ouvrirent à
d’autres viandes, notamment le veau et le boeuf (qui nous apportèrent
entre autres la daube, la tête de veau et la poche de veau farcie, que
nous aborderons sous peu).
L’agneau
(celui d’un an) n’est plus autant utilisé en restauration.
Dieu
sait pourtant qu’il mériterait un retour triomphant sur nos
tables, surtout vu l’offre de qualité que nous trouvons dans la région.
Ses
nombreuses possibilités sont offertes, l’épaule désossée et farcie
aux herbes, pour les restaurants auberges, pourquoi pas le bon ragoût
(aux olives d’Entrevaux) et aux pommes de terre nouvelles (de Méailles)
ainsi que la redécouverte des tripes d’agneaux et pieds paquets.
Le
chevreau est une gloire de la cuisine locale et exige une
réhabilitation ; il est indispensable néanmoins que son élevage et son
offre s’étale davantage que le début du printemps.
La
blanquette de chevreau est une remarquable ambassadrice de la
cuisine locale.
Quant
aux gros chevreaux d’un an voire plus (Menon), il serait très
intéressant d’en encourager l’élevage auprès des chevriers, car sa
viande est d’une qualité sublime et sa consommation quasiment inconnue,
sauf aux initiés.
Sa finesse de chair rappelle un peu celle du chevreuil.
Son
négoce,
quant à lui, ouvrirait une nouvelle porte à tous, éleveurs,
restaurateurs et consommateurs.
Le porc peut offrir une sérieuse connotation locale, que s’il travaillé
à la sauge et à l’ail, mais quel bel avantage de goût, surtout s’il est
un peu pré-salé, ne serait-ce que quelques heures !
Une
façon très locale : un travers de porc "à la gavotte", rapidement
blanchi et ensuite rôti au four ou à la braise, devient royal.
Pour
les auberges, une journée "fricassée" pourrait attirer les
nombreux amateurs aînés et les jeunes qui n’en connaissent plus le
goût. (Là aussi, la pédagogie s’impose !)
Depuis
quelques années, quelques courageux producteurs locaux se sont
lancés dans l’élevage de bovins ; il faut les féliciter, car ces bons
produits nous permettraient de relancer quelques recettes, qui même si
elles datent de la fin du 19ème siècle, n’en sont pas moins entrées
dans notre patrimoine culinaire.
La
poche de veau farcie, réservée aux fêtes, est un plat très long à
préparer, mais d’un goût très raffiné ; elle a la plus l’avantage de se
manger froide ou tiède ; entourée d’une salade à l’huile de noix, c’est
la gloire. Cela peut même être un plat de banquet.
Quant
à la tête de veau, (le plat traditionnel pour la fête du
Fugeret), il faut savoir que les gros animaux étaient achetés par les
bouchers, sans en peser la tête ; elle était donc retournée à l’éleveur
qui la revendait aux particuliers, lors de fêtes et de banquets.
Voici
un plat qu’il est difficile de trouver aujourd’hui, qui, aidé par
une publicité, serait certainement très prisé par le public.
La
daube, quant à elle, le plat traditionnel en haute Provence, pour
les foires, justifierait aussi que l’on redore son blason.
J-L
D
