Sigumana,
dès l’incursion celte (cinq siècles avant Jésus-Christ), regroupait
l’ensemble des hameaux et villages de nos vallées et constituait un
vaste territoire.
Antérieurement,
nos ancêtres fréquentaient la montagne dans des rochers aménagés,
appelés depuis "abri-sous-roche".
Dès
l’aube de la chrétienté, ils bâtirent une chapelle, lieu de culte, qui
devint la paroisse de la communauté de Sugumana.
C’est
au 12ème siècle qu’ils édifièrent un nouvel
édifice, nouveau lieu de culte, sur le lieu même de l’antique chapelle
en ruines.
Une
bulle du Pape Grégoire VII, en 1084, qualifie Anoth d’"assez grande
ville célèbre aux montagnes et blottie tout autour de son église de
Vers-la-ville, qui est son centre spirituel et politique" (il
s’agissait alors de l’ancienne chapelle).
Nous
prenons le terme "grande ville" avec toute la relativité que cela
impose.
Néanmoins,
le terme "église", confirme donc bien, déjà au 11ème
siècle, le statut de paroisse, donc de communauté du diocèse de
Glandèves (ancien siège épiscopal d’Entrevaux qui date du VI ème
siècle).
Nous
trouvons le nom Sigumana avec l’arrivée des Celtes.
Le
nom Annotum fut attribué dans l’époque romaine jusqu’à la fin de
l’Empire (5ème siècle).
Après,
ce fut Anoth, pendant tout le moyen âge, puis Anot ; c’est à partir du
18ème siècle que nous trouverons l’orthographe
actuelle.
Cette
bulle du Pape prouve donc que le centre de ce grand territoire, était
l’église de Vers-la-Ville.
•
Présentation par différents dessins de l’évolution successive des
remparts de la cité du 12ème siècle au 16ème
siècle.
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Dessins, photos et tableaux représentant les diverses portes de la
ville ancienne.
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Présentation sous-verre de la copie de la donation du Seigneur
Hermérincus d’Anoth, en latin avec sa traduction française.
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Exposition des vitrines contenant ossements humains, animaliers, outils
du néolithique, silex, mis au jour suite lors des fouilles des Grottes
de Saint Benoît et de Méailles par le Musée Anthropologique de Monaco
au milieu du 20ème siècle.
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Présentation du "mausolée romain d’Argenton" avec le rapport de
fouilles d’Anne Roth Congès, archéologue en charge des fouilles et
représentation du Mausolée d’après reconstitution en 3D par la
responsable.
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Présentation de nombreuses photographies et réalisation d’un diaporama
photos sur les restes du Mausolée.
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Exposition d’un mannequin représentant un chevalier romain en toge sur
sa klinê (avec animation sonore).
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Présentation d’un bracelet en bronze datant de l’âge du "Bronze final"
soit 1 000 ans avant Jésus-Christ !